BATISSONS UNE MAJORITE DE COURAGE
Avec les conclusions du sommet européen de Bruxelles, vendredi dernier, nous pouvons sans doute utiliser la formule : « ils ont gagné une bataille, ils n’ont pas gagné la guerre ». En effet :
D’une part, l’application des décisions restent à mettre en œuvre… rapidement pour être efficaces.
D’autre part, au-delà de la partition de la Grande Bretagne, les conclusions obtenues laissent des plaies à cicatriser : de nombreux gouvernements n’apprécient pas les méthodes « Merkozy ». Conformément aux traités, le Parlement n’a pas encore donné son accord.
Par ailleurs, la force de la crise financière et la médiatisation qui en est faite masque les autres crises auxquelles il nous faut également apporter des réponses.
Ainsi, pour la France il convient, non seulement de trouver de nouvelles économies budgétaires, d’éviter la récession, d’endiguer le chômage, mais également d’éviter l’explosion de nos banlieues, d’accomplir une vraie réforme de la justice, de redresser les résultats de l’éducation, d’endiguer les développements de la solitude et de la pauvreté (facteurs parfois conjugués), etc.
La méthode de François Hollande qui prétend s’appuyer sur « la carpe et le lapin » avec des propositions le plus souvent coûteuses, électoralistes et dogmatiques ne pourront résoudre nos problèmes financiers et les problèmes ci-dessus.
La méthode appliquée par Nicolas Sarkozy, à savoir : « je décide de tout à l’Elysée » et « j’annonce chaque jour une nouvelle réforme », sans s’assurer ni de la faisabilité à l’avance, ni de la réalisation ensuite, ne permet pas un vrai traitement de fond des problèmes de la France.
C’est pourquoi, la seule issue sérieuse consiste à créer la « majorité de courage » présentée par François Bayrou.
Cette majorité de courage s’exprimera bien sûr lors des élections présidentielles et législatives. Mais, surtout, elle se mettra en œuvre dès le mois de juillet, non seulement grâce aux décisions prises par le gouvernement et le Parlement, mais également par toutes les forces vives et les citoyens eux-mêmes.
Désormais, la plupart des Français ont bien compris que notre planète est en danger : couche d’ozone, matières premières… Et ainsi, chacun fait par exemple un effort pour réduire sa consommation énergétique.
Cette évolution des pratiques liée à une prise de conscience doit s’appliquer aux autres domaines : solidarité, éducation, emplois et activités non rémunérées, production des biens et des services performants, etc.
Cela se fera avec les élus territoriaux, les fonctionnaires, les chefs d’entreprises et leurs salariés, les associations, et chaque citoyen.
Nous ne pouvons plus rester des « consommateurs de politiques qui échouent ».
Nous devons prendre notre part de responsabilités en faisant le bon choix avec François Bayrou, puis en nous impliquant nous-mêmes, dans notre quotidien.
Participer à la contestation, à l’indignation, ne suffit pas.
Participer à la construction, c’est aussi cela une majorité de courage.
Jean Marie Beaupuy
Conseiller Municipal et Communautaire de Reims
Ancien Député Européen