La contre-attaque de Jean-Marie Beaupuy
L’Union du 29.12.2011 par Guillaume FLATET
Après un duel avec Catherine Vautrin en octobre, cela avait un peu chauffé entre Adeline Hazan et Jean-Marie Beaupuy, lors du dernier conseil d’agglomération. Il s’agissait du débat sur le budget primitif de Reims Métropole.
Le responsable du MoDem avait relevé que les documents n’avaient pas été envoyés dans les temps aux élus. Il demandait donc le report du vote de la délibération. La présidente de l’agglo avait refusé, mais avait demandé à Jean-Marie Beaupuy s’il comptait demander une annulation… en envoyant une pique au passage à son opposant, se plaignant de la façon dont l’assistant de « JMB » avait demandé les documents.
Voilà qui mettait un peu d’ambiance dans une assemblée qui en manque beaucoup… L’élu MoDem a en tout cas décidé d’attaquer de front Adeline Hazan, en demandant au sous-préfet l’annulation de la délibération sur le budget primitif.
Jean-Marie Beaupuy indique, dans sa lettre du 19 décembre, à Michel Bernard que le document « BP 2012 de la CAR sous son format officiel » ne lui est parvenu que le vendredi 9 décembre pour une réunion se tenant le lundi 12. Et encore, c’est à sa demande que le texte de 312 pages lui a été envoyé. « Je ne disposais auparavant, dans le délai légal, que de deux annexes, l’une de 105 pages et l’autre de 47 pages. »
Plus grave pour bien analyser les budgets : il a noté, comme l’avait d’ailleurs fait Catherine Vautrin, des différences de chiffres entre « les annexes mises à la disposition de l’ensemble des élus et le fameux BP 2012 de la CAR sous son format officiel ». Jean-Marie Beaupuy donne ainsi quatre exemples (charges financières ou charges de personnel de différents budgets), notamment un écart de plus d’un million d’euros sur les charges de personnels et frais assimilés.
Personne n’était joignable cette semaine au cabinet de la maire, mais on connaît la principale défense d’Adeline Hazan sur ces points : « Je n’admettrai pas que vous mettiez en cause le travail des services, qui sont irréprochables ».
Reste à savoir quelle suite donnera le sous-préfet à cette demande d’annulation, et quelles seraient les conséquences d’une obligation de revoter la délibération sur le budget primitif, lors du prochain conseil d’agglo, prévu en février.