Les échos du Conseil communautaire du 7 juillet 2011
Discours de Jean-Marie BEAUPUY
Madame la Présidente,
- Pensons à l’avenir.
- Vous nous demandez d’adopter la proposition du Préfet. Cette proposition est surprenante quand on la compare avec votre propre proposition : alors, examinons quelques points essentiels de la proposition du Préfet.
- Commençons par la phrase de conclusion –page 42- « la motivation majeure de cette réforme est d’assurer un service public plus efficace auprès de nos concitoyens. Notamment en réalisant des économies d’échelle : regroupement des collaborateurs, des moyens matériels, etc. ».
- Il dit en introduction –page 3- « renforcer notre territoire pour faire face aux enjeux économiques et sociaux ».
- Il poursuit –page 5- « le projet doit prendre en compte différents critères dont les déplacements de proximité, etc. »
- Page 26- il fournit lui-même quelques chiffres :
« Taissy : 620/960 actifs travaillent dans l’agglomération de Reims »
« Saint Léonard : 30/50 ».
- Et il conclut –page 27- « A contrario, la définition d’Intercommunalité qui pourrait apparaître ‘défensive’ , et ne s’appuyant pas sur une analyse des déplacements et des zones d’activités, apparaîit comme contraire aux objectifs du législateur ».
A ce stade, il est évident que le Préfet se contredit lui-même en nous proposant une sélection de 15 communes, oubliant ainsi ses propres critères :
- Equipements à Thillois.
- Industrie à Bazancourt
- Déplacements domicile/travail pour la très grande majorité des habitants de toutes les communes alentour.
- l’existence d’un bus quotidien de Witry les Reims
- la non reconnaissance de l’unité urbaine définie par l’INSEE.
- Etc.
La vérité c’est que la proposition du Préfet n’est pas conforme à la loi, et qu’elle résulte d’un découpage/charcutage prenant en compte les demandes des Parlementaires et de vous-même.
Ce projet ne répond pas au critère de COHERENCE voulue par la loi !
Ce projet ne peut pas apporter de bonnes réponses à nos concitoyens en matière de transports publics, de développement commercial, d’emplois, de logements, etc.
Ce projet ne générera pas d’économie d’échelle car le territoire concerné ne répond pas aux limites d’un vrai service public.
De plus, ni vous, ni le Préfet ne présentez la moindre projection financière :
d’une part au niveau de nos budgets : - de l’agglomération actuelle
- de ses 6 communes
Prenons un exemple :
En étendant les lignes de bus à Taissy, Champigny, Witry, etc. combien ça coûte ? et qui paye ?
Et pour les communes qui ont compétence en matière scolaire et qui vont venir avec nous : comment vont-elles payer ?
d’autre part : pour les contribuables.
Car, s’il y a alourdissement budgétaire, il y aura augmentation des impôts. Comment se fait-il que vous ne nous dites absolument rien sur cet aspect fondamental ?
Alors, Madame la Présidente et Chers Collègues, je vous fais les propositions suivantes :
1. Nous refusons la proposition du Préfet
2. Nous choisissons de maintenir notre proposition de mars
3. Madame la Présidente demande à être reçue à la DDCI pour défendre notre position
4. Madame la Présidente nous présente les différentes simulations financières
5. Madame la Présidente nous prépare un argumentaire destiné aux citoyens de toutes les communes concernées pour montrer les bienfaits de notre proposition
6. avec tous ces éléments, il est indispensable de transformer l’actuelle défiance des maires à l’égard de Reims en créant un climat de confiance.
7. Et comme tous les Elus de notre assemblée, je suis prêt à « mouiller ma chemise ».