Reims 2020 : premières observations
Le 3 décembre en introduction de la présentation de Reims 2020, Brice TEINTURIER, directeur d’IPSOS affirmait à la lumière des sondages :
« les citoyens n’ont confiance dans les décideurs politiques
que lorsque ceux-ci apportent des preuves, des réalisations concrètes »
Après deux ans et demi de travail, réunissant 3 équipes d’experts, et mobilisant au total des centaines de personnes, pour un coût supérieur à 5 millions d’euros, le document « Reims 2020 – le choix des proximités » accumule imprécisions, utopies, et inexactitudes. Quelle confiance les Rémois peuvent-ils accorder à cette opération ?
Des chiffres surprenants – sans preuves : 20 000 habitants et 10 000 étudiants
Absence de calendrier de réalisations
Aucune indication concernant les montants financiers et, qui paye. A minima un document aurait dû présenter les engagements relevant de la compétence exclusive de la Ville de Reims et de Reims Métropole.
Aucune précision concernant l’engagement méthodologique de la Ville de Reims et de Reims Métropole pour lancer des actions communes avec les partenaires dans les domaines économique, politique, universitaire.
Sachant que l’évolution de l’économie et de l’emploi conditionne le nombre d’habitants, les besoins de logements, etc. il est choquant de ne pas trouver des tableaux prévisionnels par catégories d’emplois.
L’A.4 transformée en boulevard urbain : c’est une réalité depuis l’ouverture du contournement Sud. L’image présentée sur la couverture de la plaquette est irréaliste ! Où vont passer les 50 000 véhicules/jour actuels ?
De même, montrer toutes les futures places sans automobiles ne peut être crédible qu’en indiquant les nouveaux parkings qui compenseront localement les places de stationnement supprimées.
Dans chaque quartier : crèche, école, terrains multisports… il est facile de désigner avec précision les équipements à réaliser dans certains quartiers. Pourquoi se contenter de déclarations de principe ?
A la lecture des budgets primitifs 2011 de Reims Métropole et de la Ville de Reims, plusieurs dossiers présentés comme prioritaires (logements, places, fontaines, jardins familiaux…) voient leurs budgets bloqués ou réduits.